Monday, February 23, 2004

To end it, there was a great reggae show Saturday night, featuring Strate 4 Ward as backing band and several D jays or Sing Jays (I mean ragamuffin style) like Brahim (remember "Dans Quel Monde On Vit" , and he prepares his second album) Asha B, Hamine, Jornick, Nassadjah(from Comores Islands) and Mighty Kila (before you had 2 hours of African Heritage sound system, performed by the owners of the shop African Heritage, it was mostly old school reggae, and I recognized the original version of a Daddy Nuttea hit single, which is of course way better than DN one. The Nuttea song is called "Elle Vit Sa Vie" for those who want to know
Ok, some news, maybe you know about Dieudonne Mbala Mbala and the way (far)right wing considers him, after all remember the second row of French presidential elections, having to choose between "Le bruit et l'odeur" (noise and smell, it refers to a racist quotation by candidate Jacques Chirac, sampled by Zebda) and "le détail" (detail, another quotation by Jean Marie Le Pen), we know where we're living! Dieudonne refers to Martin Luther King, I strongly disagree, now it's about Malcolm X and a Black Liberation Army, no more time to lose...
Malgré l'annulation de sa représentation,
> Le rassemblement se fera à partir de 19 H devant l'Olympia - 28, Bd
> des Capucines (M° Opéra).
>
> COMITÉ DE SOUTIEN
>
> A DIEUDONNÉ
>
> ---------
>
> EXPOSÉ DES MOTIFS
>
>
> Communiqué
>
> Le 1er décembre 2003, un animateur de France 3, Marc-Olivier Fogiel ,
> recevait le « bouffon » Dieudonné. A la suite d'une prestation du
> comédien sur le thème de la situation scandaleuse et barbare imposée
> par l'Etat d'Israël aux Palestiniens, une véritable machination a été
> montée, tendant à le faire passer pour un antisémite.
>
> Curieusement , il se trouve que des gens, et pas des moindres,
> soutiennent cette machination, orchestrée, vraisemblablement, par des
> organisations juives d'extrême droite.
>
> Une instruction a été ouverte contre Dieudonné par le Parquet de
> Paris, sans doute sous le fondement de l'appel à la haine raciale.
>
> Plus encore, M. Alex Moïse s'est déclaré sur Europe 1, comme
> représentant la fédération d'une organisation sioniste de France qui,
> elle-même, serait une émanation d'une organisation sioniste mondiale,
> regroupant tous les mouvements sionistes sur notre planète". Il a
> reconnu "?être intervenu auprès du casino et de la mairie de
> Deauville?" et avoir obtenu l'annulation du spectacle de Dieudonné en
> août 2003 déjà. "? je me vante du fait que ma démarche ait marché,
> bien entendu?" "< /I> je me vante que quelqu'un comme vous n'est pas
> pu faire son spectacle". "Dieudonné est un Le Pen noir". Et à la
> question précise de l'animateur de radio: "Est-ce que pour vous, Alex
> Moïse, il faut donner la parole à Dieudonné ? La réponse a été claire
> et nette: " Pas plus qu'à Le Pen" "?je pense qu'aujourd'hui il y a
des
> choses qui doivent être évacuées effectivement". Une menace ?
>
> Des questions se posent
>
> Comment, tolérer l'exorbitant pouvoir d'un tel groupe religieux, dans
> un pays qui, aujourd'hui réaffirme sa laïcité et ne cesse de clamer
> son attachement :
>
> - A la République ?
>
> - A l'indépendance de la justice ?
>
> - Au refus hypocrite du communautarisme ?
>
> Qui donc est derrière ce groupe qui a le pouvoir de décider de qui a
> le droit ou non d'exercer son métier dans ce pays ? Le pouvoir de
> faire plier nos autorités politiques et administratives sous prétexte
> de défendre une politique, mondialement contestée au demeurant, de
> pays étrangers, Israël et les USA en l'occurrence ? Quel est ce lobby
> qui bafoue nos lois ?
>
> Comment , nos autorités, avec l'appui de certains médias,
> peuvent-elles se sentir choquées par les propos de Dieudonné qui lui,
> courageusement, condamne les tueries du Moyen-Orient ?
>
> Comment , aucune d'entre elles n'ose clamer, n'ose crier son
> éc?urement devant les propos négrophobes, tenus dans les prétendus
SMS
> et effectivement diffusés dans une autre émission de ce même M.
Fogiel
> ? Rien n'est inventé, M. Fogiel a avoué ses manipulations.
>
> N'ayons pas la mémoire courte.
>
> On a parlé en France, à la télévision d'Etat de l'odeur des noirs
> comme on a parlé en leurs temps, des odeurs du quartier de la Goutte
> d'or dans le 18° Arrondissement de Paris, et les corps constitués ne
> s'émeuvent aucunement ? Sont-ils aussi sous influence ?
>
> Est-ce tolérable qu'en France aussi, ce pays des Droits de l'Homme,
> que maghrébins, musulmans, africains et descendants d'africains
> souffrent quotidiennement du racisme, de discriminations dans le
> travail, le logement, la culture, entre autres domaines économiques
et
> sociaux sans que cela n'émeuve de la même manière nos politiques
ainsi
> que certains médias et associations de la société civile française ?
>
> L'opinion publique s'interroge
>
> Il y a t-il donc deux poids et deux mesures selon la religion ou le
> groupe ethnique auquel on appartient ?
>
> Il y a t-il une religion élue ? Au-dessus de toutes les autres ?
>
> Dieudonné lui, a répondu clairement : " Le racisme doit être combattu
> au même titre que l'antisémitisme. Il n'y a pas de hiérarchie dans la
> souffrance." Des propos sans équivoque.
>
> Et ceux qui, lâchement, dans l'ombre, tirent les ficelles,
> ignorent-ils qu'il n'y a pas "les juifs en général" et qu'il y a
aussi
> des juifs victimes de cette société d'exclusion que nous dénonçons ?
> Qu'il y a aussi des juifs qui condamnent la politique palestinienne
de
> M. Sharon ? Veut-on nous faire prendre des vessies pour des lanternes
> ?
>
> Alors où est le problème ? Et qu'est-ce que c'est que cette polémique
?
>
> Nous avons déjà déjoué ce stratagème à la Conférence Mondiale Contre
> le Racisme de Durban en 2001, malgré la collusion de certains pays
> occidentaux dont la France et ce même axe U.S.A./Israël. Dans ce pays
> au lourd passé (et présent) colonial, les victimes doivent être
> respectées et de véritables mesures doivent être prises pour
combattre
> l'occultation.
>
> C'est le sens que va prendre l'action du Comité de Soutien à
> Dieudonné...
>
> Exigeons que :
>
> * La lumière soit faite sur cette machination
> * Soit dénoncé le lynchage médiatique et raciste dont est victime
> Dieudonné et à travers lui toute la communauté noire.
> * L'opinion publique soit informée des agressions physiques,
> morales, spirituelles et matérielles dont les noirs sont victimes
> chaque jour en France
> * Les plus hautes autorités de la France condamnent les
> responsables de ces agissements
> * Soit impulsée une politique d'égalité des devoirs, mais aussi
des
> droits pour les femmes et les hommes quels qu'ils soient.
>

Wednesday, January 21, 2004

Sadly, one of my idols is dead, Ron O'Neale aka Youngblood Priest in "Superfly" is no longer there. I reproduce an article taken in Davey D's website

Superfly's Ron O'Neal Dead at 66
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By now people are probably aware of the passing of actor Ron O'Neal who is best known for his role as a drug dealer named Priest in the landmark movie 'Superfly'. As this article below points out when the movie came out in the early 70s it was ahuge deal. O'Neal himself went on to obtain cult-like status in our community. His legacy lasted all the way through the 80s and 90s within Hip Hop.

'Pusherman' which was the signature song of Superfly was sampled more times or redone by more artists then I can count. O'Neal himself was featured in videos and more recently a song with the Bay Area's Rappin' 4Tay.

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As 'Superfly,' Ron O'Neal Played All Too Well

By Wil Haygood
Washington Post Staff Writer
Saturday, January 17, 2004; Page C01

We rushed -- Flan, Olen, Bubbles, Tutu, Macaroni, my sisters, myself --
downtown to the Southern Theatre in Columbus, Ohio, in 1972 to see
"Superfly." Dressed in Sunday-ish outfits, we were excited about a movie
everyone was already talking about. It seemed, in a strange and sad and
curious way, to be a documentary about own lives and misguided dreams amid
the urban landscape on the east side of town. In our part of Columbus,
pimps and prostitutes and drug dealers and con men were not reviled but
nearly celebrated. A hustler could make 10 times the money of one of those
Negro men stumbling out of the Buckeye Steel plant.

The Southern Theatre showed black movies, and for "Superfly" the line
swept
down East Main Street. What did we care of the distance, even in cinema
lore, between hero and smooth-talking villain? We were hungry for movies
with black faces. Doris Day, Rock Hudson and Jerry Lewis were good enough,
at least at one time they were. But this was now, the lip of the '70s.
Giveus cool. Give us blaxploitation then. We were not academics making quick
judgments about cartoonish characters. We were young, and youth has its
own lens.

That year, that moment, "Superfly" became an event -- and a kind of
lifestyle if you were prone to such dramatics. The plot consisted of
Priest, a celebrated drug dealer, trying to leave the business, but not
before a final deal must be executed. The dilemma gave him the aura of a
man forced to fight a darker nemesis than himself. The movie drew fans
coast to coast, startling the studio that produced it.

In the role of Priest, Ron O'Neal -- who died Wednesday at age 66 of
cancer
-- was seen fashionably dashing across the silver screen. He was notable
for his long hair, his long coat, his devilish eyes, playing the drug
dealer with a pimp lifestyle (plenty of women) as hero. He became an
iconic
figure to me and many of my friends.

We even knew he had briefly attended Ohio State University in Columbus!
Family friends would regale me with tales of having seen him around town.
Not that I could ever verify such claims.

Those exploitation movies had "cartoonish" names, sure enough. But we had
such names in real life: Too Sweet, Stinky Lynch, Precious Herb; they hung
out with my brother Macaroni, and they all idolized Priest, who gave the
world those colorful coats, wide-brimmed hats, the pimpmobile. (Shortly
after the "Superfly" craze exploded, the window of Lee's department store,
on Mount Vernon Avenue, was crowded with "Superfly" fashions. I didn't
have
to spend a dime inside Lee's for such clothing. My sister, Diane,
hand-sewed my maxi coat.)

I was 17 at the time. Macaroni, not long released from prison, was a pimp,
a bona fide pimp, and a drug user. And how silly and tragic it seems now,
how silly and tragic it was then -- and would become -- especially so when
he wound up behind bars at San Quentin penitentiary. And yet, how
strangely
worshiped he was in the edgy glow of 1972, with Ron O'Neal as "Superfly."
"Aren't you Mac's brother?" I'd get asked all the time. Yes yes yes. Shame
on me: I glowed in his glow.

O'Neal would lament, in later years, when the roles dried up, that he had
been typecast. He would go on to appear in other movies, namely "The
Master
Gunfighter" (1975), "When a Stranger Calls" (1979), "A Force of One"
(1979). There would be plenty of TV guest appearances, on such shows as "A
Different World" and "Frank's Place." But, like William Powell and "The
Thin Man," Lon Chaney and "The Hunchback of Notre Dame," it was forever
Ron
O'Neal and "Superfly."

Some of the story of "Superfly" -- considered a cult classic now -- and
O'Neal involves the climb of the black actor in the late '60s and early
'70s. Start with the Karamu House, a theatrical training ground in
Cleveland, where O'Neal studied, where Langston Hughes once wrote and
worked, where Emmy Award-winning actor Robert Guillaume honed his skills.
Fumbling around Columbus after college, looking every which way for a
steady job, I joined a community theater group. The founder was Carol Khan
White, a product of the Karamu House. On lazy evenings, in between
rehearsals, I and others would plead with her to tell us stories about
O'Neal, and she would, and we'd sit with something approaching awe in our
eyes. (My grandfather, with whom I lived, thought a boy with a college
degree thinking of acting was a fool, and a fool, and a fool. I would not
become another Ron O'Neal. )

Blacks were rarely seen on the screen in the 1960s, which kept them out of
consideration for big studio movies, even as the studio heads complained
that they had no "film" on them. The black exploitation films, wildly
uneven as they were, gave a bevy of actors -- O'Neal's "Superfly" co-star
Sheila Frazier, Bernie Casey, Lou Gossett, Pam Grier, Max Julien, Calvin
Lockhart -- film roles. O'Neal had languished in the theater before his
"Superfly" break.

It was, however, more than O'Neal's hypnotic performance that gave the
movie such staying power. The "Superfly" soundtrack, by Curtis Mayfield,
was flat-out haunting. Certain singles from that album qualify as mighty
essays on the futility of a criminal life: "Pusher Man," "Freddie's Dead,"
"Little Child Runnin' Wild," "No Thing on Me." Mayfield sang with a
falsetto voice, and would come to lament that many misunderstood the depth
of his album: It was an anthem against drugs and street life; he sang
about the futility of such living.

How fruitless to attach a movie to lives lived. To lifestyles chosen. The
"Superfly" lifestyle began to frighten me shortly after the movie came out
when it appeared as if certain members of my family had taken it directly
from the screen to the street. (Not that I was totally innocent. The one
lady I ever asked in my life if she knew of a way we might make some money
together slapped me, coldly, on my grandfather's porch. My eyes welled up
and I turned away lest she see the water in them.)

So what sang to my sisters and brothers from Ron O'Neal's celebrated movie
captured me, too, but only for a fleeting moment. I released myself from
that movie's grip to roll down other roads -- college, books, a steady
job. As well, I was long haunted by the memory of having been taken inside the

Franklin County jail at age 14 to visit my brother Macaroni.

Still, I listen to the wondrous "Superfly" soundtrack now and then and
become alternately jumpy and melancholy. Melancholy because it makes me
think of family: The sister, Geraldine, who died a year ago after decades
(starting in the '70s) of drug abuse. The sister, Wonder, in and out of
drug rehab, currently unemployed. I thought she had kicked it; she swore.
The brother, Harry, in and out of drug rehab. I thought he had kicked the
heroin; he swore. The brother, Macaroni, Superfly, in and out of jail
(just released yet again mere months ago). I thought, as did his wife Helen, he
had kicked it; he promised.

It was just a movie. And may Ron O'Neal be remembered for the way he
pleaded with anyone listening not to follow in the twisting unpredictable
road of his Superfly

Saturday, January 17, 2004

I reproduce here (no bootlegging intended, it's from Davey D's website) an article made by Keith Murray (from EPMD posse if you remember, with Redman, K Solo and so on) about jails in USA...just read

Rapper Kieth Murray on the Prison system of America
By Keith Murray
members3.boardhost.com/pl.../4558.html


A person gets locked up, he has to pay money to his lawyers, while the lawyers break bread, so to speak, with the system. Jails have contracts with food companies, making those companies serious money. Prisoners work while incarcerated for below minimum wageÐas low as seven cents per hour and their productivity helps run the jail. The little money they do receive goes back into the system because they spend their meager earnings on the products that the jails are selling.
The court system is putting juveniles in jail for life, treating these young people literally like animals. The justice system failed me. I have no trust and confidence in the system as far as I can throw it. I think the government and the courts are cynical, democrats and republicans go back and forth fighting for the power while we (the citizens) are in the middle of the brawl, only to be misused, discriminated against and deprived of our basic civil rights.

The system locks up individuals and gives them hard time (depending on your skin tone), justifying it by claiming that incarceration is cleaning up the streets. Prison is a harsh realm of negative emotions, which gives the individual on lockdown social anxiety and a constant feeling of unpredictability. They prey on our ignorance, divide and sacrifice our overall growth and intellectual development in life, creating a domino effect. When a person is locked up, it is not only affecting him, it is also straining family members, their kids and friends. But as long as it stays a corporate money machine, the system does not care.

They say prison is for rehabilitation, but there are only bullsh!t programs that are not helping anyone; it is only stagnating people, retarding their growth, not helping them better themselves. Rehabilitation is a myth. I think the courts are meant to work against a certain type of person, namely the underprivileged people of society. The system has a conscious disguise behind their evil intentions. Like any other business, they have a quota to fill and they have to arrest a certain number of people to make ends meet.

I feel that prison was designed to create repeat offenders because I've experienced it firsthand. The system is like a revolving door, creating a pattern of recidivism where one person goes out, another comes in, and the person who left is programmed to fail, relapsing into a life of perpetual crime. I can't say for sure that I won't go back to prison; anything can happen, and I've watched it happen to other people. One thing is for certain, though the elevation of the mind is the only means of survival.




Paris and Guerilla Funk crew are really busy these times, check their website Guerilla Funk

Saturday, January 10, 2004

Yesterday evening was great as a French-Senegalese writer, Fatou Diome presented her book "Le ventre de l'Atlantique" ("Atlantic Ocean's belly" to translate word for word), stories about African people deeds, hopes, woes, problems when they come in France or Europe, stories about false dreams about the life in Europe and the fake rich sending money to motherland, I mean the family who stays in Africa and thinks it all goes well for the people who lives in Europe (and in fact it's not, racism, unemployment and all these things...). And she's a militant, she managed to talk about "sex safaris" and pedophilia in Africa, islam fanatism/ dogmatism, scorn for women in Africa and a lot of other problems, she be praised for that!

Tuesday, December 23, 2003

Paris (the rapper, not the city) will be at the MIDEM (something like the New York Musical Seminar or something like that i.e. a place when people dealing with the music industry meet, talk, sell, negotiate (artists, record labels, press, venue owners and so on)) at Cannes, France. It usually takes place at the end of January.

Thursday, December 04, 2003

Some exclusive stuff, La Rumeur itw 's first part done in May 2002, the rest in EKN (possible release date : middle of 2004)

Autopsie d’un premier tour dans la cite turone…La Rumeur

On ne présente pas la Rumeur, et si vous voulez une présentation, je vous envoie Joey Starr !!! Trêve de plaisanterie, cela se passe au Centre de Vie du Sanitas, fin mai 2002 dans le cadre du festival Aucard de Tours, section hip hop (La Rumeur est venue , ou plutôt les membres du groupe sont venus, comme cela pas de soucis d’ordre grammatico –psychologique ,pour un atelier et un concert, qui n’aura en fait lieu que l’année d’après). Pendant que les élèves d’un temps s’escriment, la Rumeur parle (à qui ? à moi. Qui est moi ? celui qui fait de l’égotrip comme Rockin’ Squatt, je sais, j’ai une étiquette de provocateur, hahahaha)

Déjà je vais vous demander, question d’actualité , qu’est-ce que vous choisiriez, entre Chirac, Le Pen et Jospin ?

Ni l’un ni l’autre (Ekoué), vraiment Sinon j’ai vu que vous êtes bien vus dans le journal « Les Inrockuptibles », et moi j’ai lu ce que les gens disaient (dedans), en gros, entre les deux tours il y avait une critique du parti Socialiste, et après il y avait intérêt à choisir entre l’un.. La position des Inrocks, par rapport au débat politique, ne nous étonne pas, je veux dire, c’est un journal qui, bon ben voilà (Hamé complète et « coupe » ) qui est assez consensuel, à la base tu vois, c’est un journal qui concerne la jeunesse de gauche. On considère ça comme un outil de promotion, tu vois, comme un autre, largement diffusé, maintenant, ce n’est pas le genre de media qui nous [représente ?]. Par contre, au-delà de ça, par rapport au 1er et 2eme tour, on était clair, c’est abstention, point à la ligne, tu vois ?

Si on laisse de côté les Inrockuptibles (je reformule ma question par rapport à l’originale), moi j’écoute Skyrock, et le soir du 1er tour, quelqu’un du Saian Supa Crew a appelé, et aussi Mokobé du 113, et le message en gros était de choisir l’un plutôt que l’autre. Il n’y avait pas de critique…

(Ekoué me coupe et enchaîne) Ca c’est leur problème. Tu sais, moi ces mecs qui se réveillent au lendemain du 2ème tour pour savoir que la France est un pays raciste, je ne peux plus rien faire pour eux. Non, nous, avant les élections, on appelait au boycott de toute forme d’élection possible. On considère que la solution ne vient pas par le vote, c’est un leurre, c’est un fantasme. On prend la [ ? un mot incompréhensible même après écoute répétée, ndm] tous les jours, on croit qu’on va changer nos conditions de vie, en mettant un bulletin dans l’urne ? Si c’était aussi facile, ça se saurait et on irait les premiers, on serait les premiers à le faire aveuglément, tu vois ? Non, non, je crois qu’il y a une grosse mascarade autour de tout ça, il y a… la situation [« précise » ?!? difficile de comprendre le sens ,ndm], après c’est revenir en profondeur sur le terme, de, comment dire, d’implication citoyenne, tu vois ce que je veux dire, à la cité, à la vie politique, on considère que la politique institutionnelle, telle qu’elle est appliquée, de gauche, d’extrême gauche, de droite, elle ne nous concerne pas, tu vois ? Parce qu’elle soulève des problématiques qui sont complètement absentes, du débat [« qu’on veut amener » ? ndm] par le biais de notre disque ou autres, par le biais de notre disque essentiellement. Donc, par rapport à ça, après, gauche – droite, évidemment que, bon voilà, en tant qu’immigrés on ne voit pas de différence notoire, tu vois, sinon que quelque part, la gauche c’est la perfidie, le vice, quelque part, exacerbé, la droite c’est une politique clairement réactionnaire, et [ ?! un mot m’a encore échappé, attrapez-le ! joke, ndm] beaucoup plus frontale. Maintenant, comme on a coutume de dire, on préfère de vrais ennemis à de faux alliés, tu vois. Donc après si on revient dans le contexte électoral dont tu parles, moi, ce qui m’a… nous, je parle au nom de La Rumeur, ce qui nous a fait gerber c’est cette mobilisation « bon enfant » pour dire comme quoi le Pen, c’est la tête à abattre, une fois qu’on l’aura ramené en dessous des 15%, le racisme n’existera plus, tu vois ce que je veux dire ? Ca c’est vraiment une manière, justement, d’ancrer d’une façon beaucoup plus insidieuse le racisme dans les institutions, tu vois , Le représentant du racisme, il s’appelle le Front national, et tous les partis qui se revendiquent d’une tradition démocrate ou républicaine, ne sont pas racistes, tu vois, ils ne votent pas de lois racistes, toute forme de discrimination raciste sous leurs gouvernements n’existe pas, alors que c’est complètement faux, tu vois, c’est complètement faux.

Mais alors pourquoi vous, vous vous en rendez compte et tous les autres rappers, ils ne sont pas tous forcément blancs et riches, alors pourquoi eux ne s’en aperçoivent pas ?

Parce que, nous on est là pour donner de leçon à personne, tu vois, on considère que notre abstention, elle relève d’une conviction politique, tu vois ce que je veux dire ? Maintenant, ce n’est pas de l’abstentionnisme par flemmardise, c’est que…. Si on ne vote pas, et bien, on considère qu’il y a des problématiques qui sont absentes, qui nous paraissent essentielles, pour notre émancipation sociale, intellectuelle, politique, tout ce qu’on veut, tu vois, tout ce qui a trait quelque part à… Moi j’aimerais bien savoir, de tous ses représentants [quel est celui] qui parle ouvertement des relations de pouvoir entre la France et les pays du Tiers Monde, tu vois, entre les pays exploités. Et un Chirac au pouvoir, c’est des chefs d’Etat africains quelque part, qui se réjouissent et qui sautent au plafond parce qu’il a tissé des réseaux mafieux sur tout le continent, et quelque part [cela] conforte l’hégémonie des dictateurs africains, pour servir les intérêts des anciennes puissances coloniales, tu vois. Tu vois ce que je veux dire ? Donc par rapport à ça, nous, c’est une réalité quelque part, qui nous concerne autant que notre situation de banlieusards, parce que, tu vois, on est des immigrés de première génération, et on considère que la politique africaine de la France, elle ressemble de près ou de loin…elle est relativement proche de la politique ou des différents comportements qui se sont succédés, appliqués aux quartiers (c-a-d aux banlieues, ndm), tu vois ce que je veux dire ? Nous on ne voit pas de grosse différence, on considère que la politique néo-coloniale qui est appliquée dans nos pays respectifs, elle est la même [que] par rapport à nos quartiers. C’est exactement pareil. C’est : appauvrissement, à tout point de vue, culturel, économique, et répression. Répression, sanglante, et impunie…en toute impunité, tu vois. Donc maintenant après, le vote…si maintenant des rappers se réveillent, quels que soient leurs noms, quels que soient leurs courants, et considèrent que voter Chirac c’est un bien qui est salutaire et que ça peut leur permettre justement, de se donner bonne conscience et considérer que voilà, ben… c’est tant pis pour eux, tu vois, et le rap, tu vas dire, il n’échappe pas aux contradictions du système, tu vois, on considère que voilà, si voter Le Pen ou voter Chirac, c’est symboliquement un acte politique fort, moi je dis non, nous on dit non, complètement. C’est faux, c’est du leurre. Chirac, il a un programme tout aussi sécuritaire que le Front National, Chirac c’est un, c’est un… il a autant de sang sur les mains que Le Pen, en Afrique ( Ekoué s’est bein emmêlé les pinceaux, ndm), tu vois ce que je veux dire, les caisses noires, et même plus (quelqu’un d’autre intervient, Hamé ? oui, c’est Hamé, mais il y a encore un autre qui parle aussi, Philippe je crois, un peu de cacophonie…) Il est dans la majorité présidentielle, et les institutions, depuis les années 70, Chirac (là c’est bien quelqu’un d’autre qui parle, je suis un grand professionnel comme tout le monde sait, ndm, « introducin’ Hamé ») , attention. C’est pas « Les Guignols », Chirac, le mec qui boit des bières etc…, attention ! C’est un tigre, celui-là, c’est un tigre (j’ai corrigé depuis mais je remets le passage écrit à la retranscription « je crois que c’est Hamé , ndm») ! L’antichambre de Omar Bongo, (Ekoué) les réseaux de mercenaires, enfin tout quoi, je veux dire, l’armement, le financement des armées dictatoriales, des régimes, des états-majors d’armée des régimes réactionnaires en Afrique, il est impliqué directement, l’assèchement de régions, les famines (là c’est Hamé qui parle, avec son accent du Sud) , le Rwanda (dont on a parlé hier lors de la « palabre » coorganisée par la Cimade, avec la 3ème ethnie, les Twa dont il est très peu fait mention, ndm) on sait que la France a une responsabilité directe, et ce n’est un secret pour personne, et ça personne ne le dit. Tout le monde le sait, et on sait que les cellules de l’Elysée, elles ont un rôle, moteur, premier, tu vois, dans l’entraînement, le financement, l’organisation des génocidaires au Rwanda, et avant le génocide, pendant et après, la France les a toujours couverts, tu vois. Donc voilà, ça s’est passé sous Mitterrand, à l’époque c’était avant la cohabitation , la droite est passée, la gauche a entraîné ça… ( Ekoué reprend la main) Historiquement Chirac pendant la guerre d’Algérie, il était, c’était un officier pro-OAS, pro « Algérie française », au même titre que Le Pen, donc il n’y a pas vraiment de grande différence, tu vois, moi personnellement… (Hamé, après avoir été coupé tout à l’heure, reprend la main) Le Pen aujourd’hui, il a moins d’années de pouvoir qu’un Chirac, tu vois ? Le Pen, on est d’accord, c’est un ennemi, clair, net, déclaré, il n’y a aucun problème. Simplement, il a… une nuisance moindre, en termes de pouvoir législatif, en termes de réel pouvoir, tu vois, de décision, tu vois, de décision. De prendre des décisions, faire voter des lois, des aménagements, voter des budgets. Jusque là, tu vois…jusque là, il n’a pas été du côté du pouvoir, Le Pen, tu vois ? Il aurait aimé, etc…, pourtant, tu vois, la plupart des coups les plus sérieux, des coups qui ont le plus liquidé, tué l’immigration et… les coups qui ont le plus liquidé, tué l’immigration et… les coups qui fait le plus mal à l’immigration, ça vient des partis traditionnels, tu vois, ça vient du PS, des partis traditionnels de droite et de gauche, quoi, tu vois ? De ceux qui se sont succédés au pouvoir. Donc, quelque part, que l’épouvantail du FN, est le degré ultime, tu vois, du caractère réactionnaire, ségrégationniste, raciste de la classe politique, c’est un épouvantail, mais faut pas oublier que dans les années 80, il n’y a pas eu besoin de Le Pen pour des crimes racistes, des crimes de flics impunis, pour les charters, le Rwanda, pour, tu vois, la dévaluation du franc CFA, c’est pas Le Pen, tu vois ? C’est des gens qui ont été plébiscités par le peuple français, tu vois, c’était Mitterrand, c’était Chirac, c’était Jean Christophe Mitterrand, tu vois, des trafics d’armes sur notre continent, tout ça, la mort, le venin, le poison quoi, tu vois, qui est inoculé dans les veines de l’Afrique, attention, tu vois, ces gens-là ils ont…attention, quoi, tu vois (tentative de Sull, écartée par Hamé qui continue) Ca on ne l’oublie pas, on ne l’oublie pas, et on n’enferme pas la problématique dans [un/ le] petit côté local (Ekoué approuve)… « Demain ça va être un peu chaud pour nos fesses », c’est chaud pour nos fesses, tu vois, c’est chaud pour nos fesses. Beaucoup de gens [se] sont réveillés parce que , si Le Pen passait, ça allait être aussi chaud pour les leurs, tu vois, et si Le Pen était passé…de toute façon c’était pas possible (Ekoué revient) De toute façon, s’il était passé, la situation aurait été claire, voilà (Hamé revient) Le pays aurait arrêté de fonctionner, il aurait été à feu et à sang (Ekoué revient) Qu’est-ce que, enfin je ne crois pas…

Pour moi, ça va être un peu flou ce que je vais dire…

(Ekoué) Fallait voter Le Pen ? Non c’est pas ça, mais si le Pen était passé, voilà, justement cela aurait été plus clair et ça aurait montré qu’il n’y avait pas que le vote, et que…enfin moi je ne comprends pas que les gens n’aient pas la mémoire…moi j’ai 30 ans, mais Chirac, il y avait Pasqua et le jeune… Malek Oussekine ? Voilà etc… il y a eu des tas de choses, donc euh je sais pas…
Parce que , après, tout simplement…nous on considère (Ekoué a repris la main) que, de toute façon, comme venait de le dire Hamé, Le Pen au pouvoir, ça relève du spectacle, tu vois ce que je veux dire, et c’est un commerce aussi, tu vois, quelque part. Moi j’ai regardé ce élections comme la Coupe du Monde, tu vois, avec sa part de suspens, avec ses grosses parts de marché, avec, avec tout [cet ? son ?] intérêt médiatique, avec un résultat qui était, je veux dire… un truc fomenté du début jusqu’à la fin, tu vois ce que je veux dire ? Des espèces de pseudo… je veux dire… tu vois, un truc qui était largement prémédité, tu vois, je veux dire, quant à l’issue de cette campagne, et puis, encore une fois de plus, voilà, tout ça… tu sais, un régime d’extrême droite, un régime fasciste, ils le mettront à partir du moment où les intérêts des banquiers, quelque part, ils seront de plus en plus vacillants, à partir du moment où les grèves se montreront de plus en plus massives, à partir du moment où quelque part, la grève touchera tous les secteurs d’activités, et t’auras un front commun routiers/ agriculteurs/ employés/ fonctionnaires quoi ou qu’est-ce, ouvriers, tu vois, à partir du moment où, je veux dire, t’auras… le rapport de forces et la lutte, tu vois, le rapport de forces et les luttes sociales, elles s’aiguiseront, dans une période de crise ( on est très loin du « bling bling », « P.I.M.P. », ndm), quoi, tu vois ? (c’est Hamé qui a repris la main). Non, et puis tu vois, ça m’aurait trop fait mal au cul, quoi, de voter pour un… (Ekoué surenchérit) Ca m’aurait trop fait mal au cul de voter tout court, quoi, déjà, alors certainement pas pour ça… (Hamé revient) Regarde aujourd’hui, leur programme en matière de sécurité, et ce qu’ils comptent faire par rapport aux quartiers, tu vois, c’est prévisible ! Ils ont repris…ils ont repris, comment dirais-je, toute l’hystérie sécuritaire avant le premier tour, l’hystérie médiatique et tout, tout le bourrage de crâne idéologique par rapport à l’insécurité , ils l’ont repris à leur compte, et c’est une version allégée, tu vois, de ce que le FN propose ! C’est tout. Et puis attends, ces gens-là, depuis…aujourd’hui , il faudrait comment dirais-je, presque s’excuser de ne pas avoir voté, quoi ! Il faudrait s’excuser de ne pas avoir voté parce que ça a amené [Le Pen]… Je suis désol é, les premiers responsables ce sont ceux justement qui ont pactisé avec lui, quoi ! tu vois, Le Pen, sa rhétorique, son discours, ses thématiques, ils les ont tous repris ! (Ekoué approuve) Du PC à… à Madelin, tous, quoi, tu vois, des transversales, le PC, tous, ils se sont mis d’accord à un moment donné, au tournant des années 80, vers 84-85, pour dire que l’immigration c’était un problème, et que (Ekoué aimerait en placer une, mais quand Hamé est lancé…) les quartiers étaient quelque part, un peu le cancer de ce pays, tu vois, quelque part. et que, voilà [les] différentes immigrations d’Afrique, et ben, on ne peut pas accepter tout le monde, toute la misère du monde, il y a des seuils de tolérance, il ne faut pas exagérer, euh on pue, on fait du bruit et on pue, tu vois, « le bruit et l’odeur », tous ces trucs-là, tu vois, tous ces trucs-là, qui ont… qui auraient très bien pu sortir de la bouche d’un Le Pen, et (moi ? voir ? ndm) Pasqua, le code de la nationalité, la législation autour du droit… du séjour des immigrés, la question des sans papiers, toutes les lois qui ont quelque part réglementé, toutes les lois répressives et pénales autour de ça, ça aurait pu être pondu par un Le Pen, tu vois ? Ca aurait pu être pondu par Le Pen, voilà, c’est la même logique, donc quelque part, c’est un rejet en bloc, c’est un rejet en bloc (Ekoué revient) C’est le Léviathan, un peu, de la droite, quoi, tu vois ce que je veux dire ? C’est le visage le plus caricatural, le plus hideux tu vois, de la droite, mais c’esr…voilà, ça reste, ça reste…un bourgeois,une caricature d’homme politique, de riche, et puis c’est tout, quoi. Voilà.

Sinon, on va revenir à la musique, moi j’avais… il me semblait que l’album devait sortir il y a un an ou il y a six mois, qu’est-ce qui s’est passé ?

On considère qu’un album, c’est une période de ta vie (c’est Ekoué qui parle), tu vois ce que je veux dire, [c’est une marque de ta vie] quelque part. Nous, on a une conception d’un album, quelque part … comme une pièce qui s’affirme dans le temps, tu vois ce que je veux dire ? On [ne] fait pas des albums ponctuels en fonction des impératifs du marché, en fonction des différentes sorties, tu vois ? On fait un album quand on sent…c’est-à-dire quand on sent qu’il est prêt à sortir, il est le reflet de notre état d’esprit, le reflet de nos influences musicales, le reflet de notre conscience politique, tu vois ce que je veux dire, le plus abouti, et ce qui a notre goût semblera vieillir le mieux, tu vois ? C’est-à-dire que demain, si on dit qu’on [ne] va faire qu’un album, et bien on espère, tu vois, que la durée de vie, tant au niveau des thématiques [un mot non compris, je ne pense pas que ce soit « qu’à celui de la tech-eu-niqueu » hein Didier Deschamps et son manteau de cuir, ndm] de « L’Ombre Sur La Mesure », et bien on sera, entre parenthèses, tranquilles pendant les cinq prochaines années, quoi, tu vois ? On aime bien aussi le caractère avant-gardiste au niveau des thématiques, tu vois, ce qui aujourd’hui, quelque part, est complètement absent, dans le rap et même au-delà, au-delà du rap et même dans les débats [suit un truc incompréhensible], quand on parle de groupe engagé, ou de musique engagée, il y a des degrés d’engagement quelque part, qui nous mettent complètement en rupture avec le reste, quoi. Si aujourd’hui être engagé, c’est faire une espèce de cabbale anti- Front National, tu vois ce que je veux dire, ça on laisse le débat à d’autres, tu vois ce que je veux dire ? Donc les problématiques qu’on essaie d’amener dans « L’Ombre sur la mesure », et ben, tant au niveau du fond que de la forme, on veut que ce soit un truc qui nous ressemble et qui résiste le mieux au temps, quoi, tu vois ? Donc ça demande du temps, beaucoup de remises en question, énormément de morceaux écrits, très peu gardés à l’arrivée, et on veut, voilà, une cohérence du début à la fin, tu vois, c’est un album, quelque part si tu apprécies le groupe, et ben, on veut que voilà, du premier au dernier morceau on veut que tu sentes qu’il y a un fil constructeur, c’est quelque chose de construit et de… et voilà. Cohérent (dit Hamé), un parcours comme un film, tu vois ce que je veux dire ?

Ca va peut-être vous fâcher, mais… Vas-y, vas-y (Ekoué) …mais moi j’avais cru voir qu’il devait sortir le 16 mars, or il se trouve que l’album d’Arsenik devait sortir le 16 mars aussi, est-ce que cela avait un rapport…
(Ekoué me coupe) Non, non, je te dis franchement, non Quand je dis Arsenik, je pense à d’autres albums aussi
Après, si peut-être pour eux c’était un problème, mais rassure-toi, pour nous ça ne l’était pas du tout, quoi. L’album était terminé, il était terminé… (Hamé coupe Ekoué et enchaîne) Il devait sortir le 24 mars, et on l’a repoussé au 16 avril, parce que…on aurait pris du retard, par rapport à la réalisation de clips, tu vois ? On devait faire concorder la sortie de l’album avec l’arrivée, tu vois, de clips, avec une marge de 3 semaines, et cela ne nous en laissait pas le temps, en fait. On avait pris trop de retard par rapport à d’autres chantiers parce que… la sortie de l’album était accompagnée de différents trucs, elle était accompagnée d’un triptyque de clips, tu vois, qu’on a réalisés avec un budget assez dérisoire et un temps aussi très restreint. Et il y avait un journal, aussi, un journal gratuit. Donc tout ça, [tous] ces chantiers-là, ben c’était pas arrivé à maturation à cette période-là, fin mars. Donc on a dû se laiiser une marge, tu vois, 2-3 semaines de battement en plus (PAUSE, quelqu’un des backstages demande un truc au groupe, en fait c’est pour préciser qu’on ne peut pas fumer dans la salle, ndm) Donc voilà, il nous fallait 2-3 semaines de battement supplémentaires ( toi il t’aura fallu 2 ans, ndm) pour pouvoir parachever tout ça, et pouvoir accorder…toutes les différentes pièces qui devaient se greffer à la sortie de l’album, tu vois, soient finies. Parce que sinon, cela risquait d’être un peu la débandade. Ca n’a rien à voir avec euh…(Ekoué coupe) Je ne savais pas qu’ils allaient sortir leur album, et de toute façon quand bien même…tu vois

Monday, November 24, 2003

MC Ren is back with a vengeance it seems, a new website for January 2004, a new album with producers like Yella and E A Ski, what else could you wait for ? West Coast News

Saturday, November 22, 2003

Hey, Schaeffer is a real loser, he proved it again by calling Patrick Mboma although he had said he would never call him again in the national team, he's a puppet and lousy coach, that's all I wanted to say
Some local advertisement, "Concept Reuni" , a compilation dealing with local rappers, slammers, ragga MCs (and R'n'B too) is out now. Of course it's French rap (but you have an english written song by Str8 Ballin', Cameroonese rappers as fleunt in English and French, they are Westsidin' if you know what I mean, real G funk and the song is "The Grand Party", if you want to know more, my email address is sauldaniel666@yahoo.fr

Wednesday, November 12, 2003

I was at the famous "Match de l'Amitié" (play for friendship), a tribute to the fallen hero Marc Vivien Foe (Untamable Lions Of Cameroon), a great play, and Cameroon won 3 goals to 1, Anelka played, Mboma played, unfortunately Lauren Etame Mayer wasn't there. I must salute every player who was there, especially people like Thierry Henry, Tony Vairelle, but I've still resentment towards Winfried Schaeffer. There were near 24000 people there, a good thing considering the way it was advertised. As I said before, now Cameroon must win everything in memory of this general, in 2004, 2005 and 2006. And if Cameroon fails, another African team must succeed for these 3 years

Thursday, August 07, 2003

It was interesting to see T-shirts against George Walker Bush in Germany, especially Wacken Open Air Fest (did Joshka Fischer get the message ?), any way just check Paris ' Guerillafunk website (www. guerillafunk.com) , the new album is coming at the end of September. It seems the brother of Marc Vivien Foe will be there in Tours September, 21 (there will also be a ceremony for MVF with I think Francois Omam-Biyik attending), all this by Africa Mega Evenements Productions (Valery Theophile Ngandimoun, former Asecat chairman). there are movements at Bad Azz Mofo offices, just check their website www.badazzmofo.com, a digest and a comic strip called SOLID released, and for us Frenchies, the releasing of "The Boondocks" part 2 in November 2003 (in French).

Bad Azz Mo Fo

Wednesday, August 06, 2003

There's a song "Adriano" by Brother Keeper, a kind of rappers' collective against fascism, it's German and you have a featuring of Xavier Naidoo, check that song please!

Friday, June 27, 2003

Dead Prez sacked from Columbia recs but getting 4 and a half mikes in The Source, Cameroon Untamable Lions reaching the final step but losing tragically their midfield Marc Vivien Foe, sad news, go to www.camfoot.com for more news and hold the Red, Black and Green flag high, a soldier has fallen but some will rise ....

Tuesday, May 13, 2003

A big Salute to Cool Freddy Jay( "La Derniere Dimension") and crew (a real "rap raia"), Taksi ("Tankya Du Son part 2") for the broadcasts, and Brigada Flores Magon who are featured in a pro Mumia Abu Jamal French compilation...and also a big up to TTC, more to come in a few months... David Walker is watching....By the way I finally had D Dash broadcasted (New Panther Vanguard Movement) with "Reparations Are Due", it's a cool West Coast influenced song (I mean G funk like The Coup)

Monday, May 05, 2003

The release party is removed (Los Angeles), but let's talk about Blaxploitation for a while, I watched some extracts of "Sheba Baby" and almost whole "Sugar Hill", for what I saw, I prefer "Sugar Hill",it seems the movie makers hadn't much money for "Sheba Baby" and Pam Grier seems tired, old (if you compare to "Coffy"). "Sugar Hill" was ok, the problem is both movies were in German language on tv. What else can I say, Eto'o (Cameroon soccer player) 's in, Egypt out! And check out MC Jean Gabin "J't'emmerde" video... Denzel's movie "Antwone Fisher" is very correct, I hope there will be other pictures from him

Monday, April 14, 2003

It seems Daz will host a release party for his upcoming album, on May 10, expensive tickets ($40 and $75 for VIP), but what would you expect for a West Coast Riders event, 21 year old at least, so it may be "hot" (they talk about some Playboy playmates coming...). for French people, Daz is featured in the magazine Radikal (the interview is too short I think). The Triptik show (with also La Vème Colonne, Conseil De Guerre, le Kyma) at MJC Joué les Tours was cool, big thanx to Dabazz, Blackboul, Sam, DJ Pone for the interview...and TTC coming in May 10 (it's less expensive than Daz private party!) . By the way, the party will happen at Century Club, Century City, in California, they talk about 2 days of "celebration" and special guests like Snoop crew, DJ Quik... OK I did my job I think

Saturday, April 12, 2003

Back to life, I would say! I just read that the famous Brazilian thrash metal act Sepultura covered "Black Steel In The Hour Of Chaos" by you know who, Public Enemy of course, that's great...more news soon